mardi 4 octobre 2016

Fibromyalgie

Je viens de lire le livre 'what your doctor...
I have fybromialgia
I have also a specific decease linked with my neck s nerves
I also suffer from a mood switch syndrom.

Fybromialgia serait un premier pas vers arthrite et autres maladies du même type.

Je souffre probablement de la fybro depuis l'enfance. Ce choc sur le dos n'aurait été qu'un révélateur.

J'ai du mal à me situer. Une partie de moi me voit partir (ou plutôt rester) dans le handicap pour une longue période voire pour toujours.
Une autre m'imagine avoir des résultats et des améliorations rapides... Et un avenir vaguement normal.

Je ne peux pas donner tort à cette deuxième partie de mon être, qui espère, et qui réalise que les améliorations ont semblé importantes par moments dans différents secteurs. De plus j'ai trouvé des techniques et des personnes autour de moi qui ont su se soigner de pathologies qui semblaient similaires.
Mais aucun d'entre eux n'avait semble t il autant de difficultés combinées, ni un niveau de handicap aussi important.
C'est sûrement ça qui me condamne, si ce n'est à l'incurabilité, au moins à un handicap lourd de longue durée.

Les améliorations que je connais sont trop sectorielles, et les comorbidites apparaissantes trop nombreuses et trop sur hancidapantes pour qu'il en soit autrement.

La seule véritable question est de savoir si ce travail va simplement me permettre de moins mal vivre pendant que la maladie peu à peu m'abbat. Ou si les comorbidités handicapantes vont peu à peu se résorber avant que la maladie ne s'aggrave radicalement. Ce qui pourrait arriver demain, comme dans un an, dix ans, ou jamais. La documentation statistique médicale dans ce domaine laisse trop à désirer pour que je puisse envisager l'avenir (quel qu'il soit) avec sérénité.
Je ne sais pas de quoi demain sera fait. L'ignorer serait me mentir.
Il faudrait s'intéresser aux autres maladies.

Si j'avais su que ma vie pourrait être si courte, je crois que j'aurais voulu aimer et avoir des enfants plus tôt. À toujours regarder à horizon de 10 ou 20 ans, on ne fait jamais rien. Ou peut être que si. J'ai des constructions pour les 70 ans à venir Mais pour l'instant, rien n'est fait.
Absurde comment tout se résume à l'instant présent. Certains tout de même, ont eu des réalisations qui resteront malgré leur disparition. Enfants, titres, mandats. Accomplissement. Mais tout cela justement pour advenir necessite du temps. Je n'ai pas manqué de méthode ou de gnaque, j'ai manqué de temps.

dimanche 21 août 2016

Journal de bord

Kimble me dit qu'être athlète de haut niveau, c'est être toujours à la 'limite'. Limite de la blessure, limite du sur régime. Il est à l'hosto. Il a le cerveau qui a frisé. Ça fait deux semaines. Il a toujours du mal à marcher et parler.
Depuis le début, j'ai de plus en plus l'impression que soigner une maladie handicapante ressemble à suivre un entraînement d'un athlète de haut niveau.
Le truc, c'est que les athlètes de haut niveau savent ce qu'ils ont à faire. Ils ont des coach qui le leur rappellent du matin au soir.
Les maladies chroniques n'ont que des médecins qui leur disent qu'ils devraient arrêter d'y penser.

Le piège, c'est de perdre l'objectif de vue, puis de trop fonctionner par accoup. Pour la stabilité, pour le partager, je vais commencer à noter les évolutions, négatives et positives, et les jalons que je mets en place vers la guérison.

Je dois faire une pose, j'ai des douleurs critiques qui annoncent une crise.

dimanche 7 août 2016

Chronicle painters

As conscious beings in chronical pain, we have decided to make it our ink and to start drawing the immense painting of our bodies and minds hoping that, by the time will be done, all the pain will be gone.
The good thing is chronicle painers make good chronical painters. If we try, as often, to look away from the pain, it will call us back and remind us of our duty. Hence, we the chronical painters.

vendredi 5 août 2016

travailler en douceur le gainage cervical

guide vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=B3iLGLJn_Rk


avec un swiss ball

http://www.osteohendaye.com/swiss-ball/

jeudi 4 août 2016

Aies confiance

Pendant longtemps, j'ai cru que ce qui garantirait ma réussite serait de garder confiance en moi malgré la preuve répétée et quotidienne de mon incapacité à être moi même et réussir ce que je réussissais d'habitude. Longtemps... cela semblait longtemps à l'époque. Deux ou trois ans tout au plus. Que sont quelques années face à une décennie de handicap. Pas grand chose probablement. Il en reste tout au plus des miettes. De confiance en moi, de l'époque ou j'arrivais parfois à quelque chose, des vagues souvenirs d'une vie passée. De ma personnalité, de la forme de mon visage et de celle de mon corps... des souvenirs tout au plus. Douter même de ce qu'a pu être mon apparence, et de ce que sont ma personnalité et mon être. J'imagine que c'est un mélange de dépression et de handicap.
Mais me raccrocher à la confiance que je vais retrouver ma capacité à être moi même semble bien illusoire aujourd'hui. Pendant longtemps c'était un moteur. Aujourd'hui quel est mon moteur?
Il me semble que si je pouvais retrouver confiance en moi cela m'aiderait. Mais que ma confiance en moi est soumise "à l'aléa du résultat" et que le résultat recherché est la diminution de mon handicap. Autrement dit, ce n'est pas comme cela que je retrouverai confiance en moi.
Se fixer des objectifs atteignables, ce n'est pas le genre de la maison, mais je veux bien essayer pour une fois.
A l'échelle d'un an, utiliser technique alexander, cadre familial, et kiné pour parvenir à me remettre au yoga. C'est ça mon objectif de l'année. Peut être est-ce que je n'en ressens pas encore les bienfaits, mais que cette approche d'un objectif unique atteignable va peu à peu rebooster ma confiance en moi.

Bon, une petite recherche internet m'a permis de tomber sur le blog d'une jeune femme "qui a de vrai problèmes". # lecons de vie http://www.maviemonhandicapmesemmerdes.com/2016/07/c-etait-comment-avant-quand-tu-marchais.html

http://www.deendeconfiance.com/handicap-et-estime-de-soi/


Je crois que ma confiance en moi a été altérée cette année plus que les précédentes. Le fait de ne plus pouvoir tourner la tête sans douleur aigue qui m'oblige à l'alitement est un handicap lourd socialement. Je ne peux interagir socialement qu'avec des gens patients et compréhensifs, qui accceptent que je ne tourne ou ne lève pas la tête.
Je ne peux pas vivre comme ça. Je dois soigner ma colonne vertébrale. Toujours la même rengaine: objectif réflexe trop élevé > échec > crise de confiance en soi. Je vais arriver à reprendre le yoga cette annéee. Voilà un bien bel objectif :)




vendredi 29 juillet 2016

Playlist youtube sur la fybromialgie

Une playlist de 18 vidéos sur la fybro, en anglais, mais il y a les sous titres!

https://www.youtube.com/watch?v=S5u7KVTtSAk&list=PL01H06LVK6RAfZz74NxOyPN2tVfkhx4B_

la solution américaine

Comme d'ab les ricains ont 10 plombes d'avance sur tout ce qui se fait en france. Un medecin qui a eu la fybro il y a 40 ans et qui depuis répertorie causes et traitements et en a fait la liste exhaustive... et a formé des dizaines de médecins: en amérique! Et of course, ça coute une blinde.


Paradoxal qu'une maladie vous rende incapable d'agir et que ce soit par l'action seulement que vous puissiez la soigner.

La vidéo de présentation du médecin en anglais:

https://www.youtube.com/watch?v=KuIRDzUDO3o

La liste des thérapeutes formés:

http://vitality101.com/find-practitioners

jeudi 21 juillet 2016

attitude is altitude

pour ceux  qui parlent  anglais, une vidéo d'un motivational speaker australien qui enseigne comment gérer des situations très difficiles.
https://www.youtube.com/watch?v=AJvEoLPLIg8&feature=youtu.be

yoga, un souffle de liberté

un monsieur qui a vécu un parcours qui me rappelle tout à fait le mien, même si lui semble un peu plus loin que moi sur le chemin de la guérison. en plus il a fait un très beau film qui va servir à plein de gens! on a bien le droit d'être un peu jaloux entre handicapés!

http://play.lcp.fr/embed/329990/131064/darkmatter/0

kamps ou pas kampf

Quand je tombe sur ce blog d'une dame fybromialgique, ce qui me saute desuite à la gueule, c'est son intitulé: "mon combat contre la maladie". Mein kampf en allemand. Faut il vivre les épreuves et difficultés que nous donne la vie, depuis l'intérieur de notre propre corps et de notre propre esprit comme des combats? Comment gagner un combat contre soi même si ce n'est en ne le menant pas? Kampf ou pas kampf, une histoire de la souffrance ordinaire.

Reste que les témoignages me rappellent étrangement ma vie.

Le lien et quelques morceaux choisis

http://unelouvecombat.canalblog.com/



18 février 2016

Rachel : témoignage

Nous publions aujourd’hui le témoignage de Rachel  qui a eu les honneurs de la presse (les dernières nouvelles d’Alsace le 23 septembre 2015 dans l’édition du Haut Rhin.                    
Souffrant de plusieurs pathologies (dépression, fibromyalgie et polyarthrite rhumatoïde séronégative)  il m’a été notifié un degré d’ de catégorie 1. Hors les conséquences psychologiques et fonctionnelles sont beaucoup plus importantes que ce qui a été retenu par le service médical de la CPAM.
Je suis incapable d’effectuer quelque activité professionnelle que ce soit, et ceci même à temps partiel, car je ne suis même plus capable de gérer mon quotidien. Je précise que je vis seule. Mes douleurs et mon asthénie sont telles, que les tâches les plus simples sont, soit très douloureuses, soit impossible à effectuer. Tel que:
M’habiller – Me laver – Les courses – Le ménage – Cuisiner – Conduire (hormis les douleurs, je n’arrive plus à me concentrer) Je me fais conduire à mes RV médicaux dans 80% des cas) Très peu de sommeil, et pas réparateur, même avec les traitements. Asthénie très importante. Syndrome des jambes sans repos. Perte importante de mémoire, problème d’élocution. La station debout est pénible et douloureuse. Parfois celle assise aussi. Tout dépend des douleurs du jour. Et les jours où c’est “moins pire” je suis si heureuse de pouvoir faire quelque chose, que je puisse enfin retrouver un peu de dignité et d’utilité. Même si je dois régulièrement faire des pauses entre 2 activités. Et cela ne s’arrête pas là, car tous ces “obstacles” font boule de neige et échos à d’autres angoisses et passé douloureux  et violent, qui m’ont mené à une véritable phobie sociale en plus de ma dépression:
Sortir (quand je le peux) est une épreuve. J’ai peur que l’on me touche, ou me bouscule, la foule et le bruit m’angoissent. Je ne veux parler à personne. Je vis dans un stress permanent. Nausées, vertiges, sensation de manquer d’air. Je refais des crises de somnambulisme, alors que je n’en avais plus fais depuis mon enfance. La fatigue m’empêche de tenir une conversation trop longue, car la concentration et l’énergie ne sont pas là. Je cherche mes mots ou en dit 1 autre à la place. Je ne veux être que chez moi car c’est le seul endroit où je me sente à peu près en sécurité. Je me sens tellement diminuée, physiquement et psychologiquement, que je dors avec un couteau à côté de mon lit ; et je sursaute au moindre bruit. La moindre contrariété ou stress émotionnel réveillent ou augmentent mes douleurs.
Je ne me reconnais plus! J’étais tout l’inverse avant tout ça. Et c’est d’une violence inouïe!!!!
Pour ce qui est des douleurs physiques (toutes confondues): Fortes migraines – Douleurs cervicales et base de la nuque – Bas du dos et milieu des omoplates (sensation d’un point qui brûle) Quasi toutes mes articulations – Mâchoires – dessous et dessus des pieds – Orteils – Chevilles – Talons (ligament et os)- Genoux (ligaments et os)– Bassin – Doigts (à ne parfois pas pouvoir porter une assiette) Epaules (+ 1 capsulite à gauche) Muscles des jambes. Des fesses. Foie, intestins et reins fragiles (nausées – vomissements –collopathie fonctionnelle, pyélonéphrite rein D) La sensation que ma peau est brûlante, ou qu’elle va se déchirer.  A ne plus pouvoir porter n’importe quel vêtement. Ou soutien gorge à cause des trapèzes. Sans parler des chaussures. Syndrome sec (yeux et bouche) Je ne peux plus lire ou rester devant un écran trop longtemps sans avoir des douleurs et/ou que cela me déclenche des maux de tête.
Et tant d’autres douleurs et blessures. Par discrétion et pour préserver Rachel nous avons supprimé la plupart d’entre elles.
Et cette décision (qui de plus n’est pas figée puisque l’on peut passer d’une catégorie à une autre) a été prise par un homme qui  m‘a vu 3 fois 10 mn environ, en un peu plus de 2 ans. Un homme d’une froideur incroyable, qui ne m’a posé aucune question sur ma vie au quotidien, ou comment je vivais la maladie, à part de savoir quels médicaments je prenais, et fais des tests de réflexes des genoux, mesurer et peser (en gros) Un homme qui n’avait d’yeux que pour ses dossiers papiers et son écran ordinateur. Un homme à qui j’ai indiqué que mes médecins m’avaient dis que je n’étais pas apte à travailler, m’a rétorqué (je le cite)
“Vous savez, chacun peut dire ce qu’il veut” !!!!!!!!!
Imaginez ma surprise!!! Et c’est un euphémisme! J’étais choquée!! Je le suis toujours d’ailleurs. Je peux même rajouter, que depuis ce jour, je ne quitte mon lit que pour quelques heures, tant mon moral est au plus bas, et mes douleurs au plus haut.
Comment peut-on dire ça? Comment peut-on traiter quelqu’un en souffrance morale et physique, avec une telle absence d’humanité, autant de mépris et d’indifférence? Cela ne fait-il pas partie du rôle d’un “MEDECIN”?
Je ne travaille plus depuis bientôt 3 ans. J’ai pensé au début que ça allait s’arranger, et qu’on me trouverait un traitement rapidement, et que tout allait rentrer dans l’ordre. J’ai commencé à travailler à l’âge de 16 ans. J’ai élevé mon fils toute seule, toujours payé mes factures, et fais ce qu’il fallait pour qu’il ne manque de rien. J’ai toujours été dans l’action, autonome et indépendante. Jamais été gravement malade. Et là ça me tombe dessus. Je n’ai pas choisi. Personne ne choisi. Pourquoi ai-je toujours ce sentiment d’être punie une seconde fois? Pensez vous vraiment que je me réjouisse de rester chez moi, à toucher une misère? A ne plus pouvoir faire des projets d’avenir? Ni de projet tout court d’ailleurs. Je vis au jour le jour, car je ne sais jamais si je vais pouvoir me lever le lendemain, ni pour combien de temps. Alors oui, parfois j’ai 1 ou 2 jours de “répit”. Alors j’ai envie de “bouffer” la vie. De déplacer des montagnes. Mais je ne peux pas. Alors je me contente de faire ce que mon corps m’autorise. Tout en sachant que je le paierais les jours suivants.
Ce sera prendre la voiture pour faire ¾ courses. Car je ne peux pas porter lourd. (Je pense à faire le plus gros en passant par le Drive, car ma belle mère ne sera pas toujours là) Ou alors rendre visite à ma famille qui habite à 2 kms. Ou passer l’aspirateur. Ou un bain ou une douche, quand j’y arrive. Sinon j’utilise des lingettes pour faire 1 petite toilette rapide. Ou ranger mes papiers et m’occuper de l’administratif. Mais je dois faire des choix, car mon corps ne me permets pas de tout faire en une journée. Donc je fais par degré d’urgence, de priorité et d’énergie. Car je suis comme une batterie de téléphone. Je me décharge très vite, et en général ma plage horaire est très restreinte. Jamais plus de 3h grand maximum. Et parfois l’eéergie est là, mais les douleurs trop intenses. Et le moral…
Alors oui c’est peu, et je sais que je vais le payer le lendemain systématiquement, par les douleurs et encore plus de fatigue, mais quel plaisir je prends dans ces moments là. Car j’ai enfin à nouveau ressenti la sensation d’avoir été utile et efficace. Et pour quelqu’un comme moi qui a toujours tout gérée seule, et qui aimait avoir des responsabilités, je peux vous dire que c’est d’une violence inouïe  * de se dire que vous ne pourrez plus. Alors on vous le fais comprendre petit à petit. D’abord les médecins, puis très vite votre corps. Mais dans la tête ça va beaucoup moins vite. Le chemin de l’acceptation est très long. J’ai l’impression que je ne l’atteindrais jamais…
Je ne m’étalerai pas sur la perte financière ENORME, et l’angoisse qui va avec de ne plus être sûre de pouvoir payer ses factures, ou acheter de quoi manger. Le minimum quoi…. (et j’oublie les projets éventuels, car je sais que maintenant, c’est impossible) Que l’on me donne UNE seule bonne raison de rester positive, et de continuer à souffrir et “survivre” de cette façon?
Et puis vient la rencontre avec cet homme, le médecin conseil, qui, comme Jules César, détient votre vie entre ses mains, et qu’il lui suffit de monter ou baisser son pouce pour sceller votre sort.
Et encore, je m’estime chanceuse d’avoir ma belle mère (femme de mon père) qui est présente pour moi. Elle me fait 80% de mes courses. Idem pour m’emmener à mes RV médicaux, me fait le plus gros du ménage, me ramène mes repas du midi, etc.. Car je ne sais pas comment je ferais sans elle. Et cela depuis plus de 2 ans.
Et malgré tout ça, après avoir perdu ma santé, mon travail, une partie de mes amis (car repli sur soi, pas la force de participer à aucune activité, refuser systématiquement les invitations, ça lasse) ma joie de vivre, ma force de caractère, il me faut encore que je me sépare d’une chose que je voulais à tout prix garder, au moins en partie, c’est ma dignité. Dignité qui était déjà bien entamé quand il a fallu que je m’adresse à une assistante sociale pour avoir de l’aide. Mais ça non plus on ne me l’autorise pas, car je suis obligée de vous demander de revoir mon dossier, et de bien vouloir m’accorder le taux d’invalidité de cat.2, afin que je sois au moins reconnue à ma juste “valeur”
Restant à votre disposition, merci de bien vouloir étudier mon dossier, et d’agréer, Madame, Monsieur, mes meilleures salutations.

Rachel a déposé un recours devant le Tribunal du Contentieux de l’incapacité.
Nous vous incitons à faire de même, dès qu’une décision ne vous parait pas satisfaisante, ou fait grief.
Nous pouvons à l’association, vous aider à élaborer vos courriers.
*Rachel se répète en utilisant ce terme « une violence inouïe ». mais c’est exactement son ressenti.
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Posté par JennyPOETESSE à 11:40 - Commentaires [6] - Permalien [#]

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Vivre au quotidien avec une personne fibromyalgique

Vivre au quotidien avec une personne fibromyalgique


Avec sa permission, nous souhaitons partager avec vous ce beau témoignage. Il est émouvant et fort, comme souvent.
N’hésitez pas à partager avec nous ces témoignages. Il fau
Avec sa permission, nous souhaitons partager avec vous ce beau témoignage. Il est émouvant et fort, comme souvent.
N’hésitez pas à partager avec nous ces témoignages. Il faut faire connaitre vos vies, les rendre publiques pour une part.
Et encouragez Clochette et son époux, s’il vous plait.



Vivre au quotidien avec une personne fibromyalgique
1998 je fais la connaissance d’un homme à la limite de l’hyperactif. Un homme qui aime la vie, qui bouge énormément, courageux et qui bosse énormément.
1999 nous décidons d’unir nos vies et de fonder une famille merveilleuse
Nous perdons malheureusement tous 2 nos temps pleins et nous retrouvons à devoir nous contenter de mi-temps alors que nous venons d’acquérir une maison dans laquelle il y a pas mal de travaux et nous avons eu le bonheur de voir naître notre 1er enfant. Il fera donc parfois des horaires coupés à plus de 50km de chez nous, fera les aller/retour pour vite venir un peu travailler dans la maison puis refera le trajet inverse pour faire la seconde partie de son horaire
Il ira aussi jusqu’à travailler comme indépendant complémentaire la nuit et fera parfois + de 24h sans dormir ou en dormant maximum 30 minutes dans la voiture
Août 2009 le monde s’écroule pour nous, il se plaint de plus en plus de douleurs dans le dos et de fatigue
Nous commencerons alors à être envoyés d’hôpitaux en hôpitaux, de spécialistes en spécialistes mais rien ne semble anormal
Au bout de 6 mois de maladie, Catastrophe ! le médecin contrôle de la mutuelle refuse sa reconnaissance d’invalidité et décide de le renvoyer au travail alors que médicalement il est reconnu comme inapte
On ne vivra plus que avec mon mi-temps, des frais médicaux qui augmentent à vue d’œil, 3 petits bouts à élever bref 50€/mois pour vivre
Un grand élan de solidarité va voir le jour grâce à facebook
Nous allons donc vivre le côté long, lourd et pénible des voies judiciaires afin de faire reconnaître son invalidité d’autant que son état continue d’évoluer
Mais voilà même si nous voyons nos soi-disant amis/membre de la famille aussi malheureusement (un grand nombre) nous fermer la porte au nez car ne connaissent pas la maladie ou refuse d’y croire, notre couple se soude encore de plus en plus. Nous avons malgré tout pu constater que certaines/certains étaient de Vrais ami(e)s car même encore aujourd’hui ils sont à nos côtés
Il m’est vraiment pénible de voir mon homme souffrir comme cela et d’être là impuissante. J’essaye donc au maximum de le soutenir moralement, comme je lui dis qu’il fasse ce qu’il sait en fonction des crises mais le fait de souffrir comme cela non stop et parfois de subir des périodes d’insomnie il plonge aussi dans la dépression et à déjà fait 2 tentatives de suicide
Nous avons décidé d’être francs vis-à-vis de nos enfants et avons donc décidé de leur expliquer la maladie avec des mots d’enfants et je dois avouer qu’elles gèrent très bien cela car savent déceler les moments de crises et aident leur papa à leur façon
Bref, vivre avec un fibromyalgique est très éprouvant moralement mais je l’aime plus que tout et ce n’est pas un corps que j’ai épousé mais un être humain et je le soutiendrai jusque à la fin de mes jours

même si c’est vrai que nous sommes déjà passés par des moments très durs et éprouvants mais aussi stressants (crises style épilepsies inexpliquées, tentatives de suicide, périodes de sommeil parfois très longues, mauvaises réactions à certains traitements tels que hallucinations … bref combat quotidien)
Mais JAMAIS au grand jamais, il ne m’est venu à l’idée la possibilité de le quitter pour fuir LACHEMENT la maladie ou de le dénigrer
Je l’aime bien trop et nous avons d’ailleurs décidé de renouveler nos vœux de mariage pour fêter nos 15 ans de mariage
Voilà je voulais mettre sur papier mon ressenti en temps que accompagnante dans la maladie
Je vous souhaite surtout beaucoup de courage, de soutien et surtout accrochez-vous face à l’administration qui ne vous épargne absolument pas L
Clochette2503

histoire(s) de fybro

La douleur et la maladie enferment dans la solitude plus surement que toute autre chose.

Ne pas pouvoir partager, ne pas pouvoir expliquer 99 pourcents de son experience de vie sur des années, même à ses proches, crée une forme de repli sur soi de plus en plus marqué.

Du coup, différentes personnes atteintes de fybromialgie ressentent ce besoin de partager. Avec qui ? Je n'en sais rien. Moi j'aimerais au moins pouvoir partager ce que je vis avec mes proches, qui malgré leur bonne volonté n'arrivent pas toujours à me suivre.








This one is for you.


Je posterai ici ces témoignages qui me bouleversent parce qu'ils ressemblent si vivement à ce que je vis.