Pendant longtemps, j'ai cru que ce qui garantirait ma réussite serait de garder confiance en moi malgré la preuve répétée et quotidienne de mon incapacité à être moi même et réussir ce que je réussissais d'habitude. Longtemps... cela semblait longtemps à l'époque. Deux ou trois ans tout au plus. Que sont quelques années face à une décennie de handicap. Pas grand chose probablement. Il en reste tout au plus des miettes. De confiance en moi, de l'époque ou j'arrivais parfois à quelque chose, des vagues souvenirs d'une vie passée. De ma personnalité, de la forme de mon visage et de celle de mon corps... des souvenirs tout au plus. Douter même de ce qu'a pu être mon apparence, et de ce que sont ma personnalité et mon être. J'imagine que c'est un mélange de dépression et de handicap.
Mais me raccrocher à la confiance que je vais retrouver ma capacité à être moi même semble bien illusoire aujourd'hui. Pendant longtemps c'était un moteur. Aujourd'hui quel est mon moteur?
Il me semble que si je pouvais retrouver confiance en moi cela m'aiderait. Mais que ma confiance en moi est soumise "à l'aléa du résultat" et que le résultat recherché est la diminution de mon handicap. Autrement dit, ce n'est pas comme cela que je retrouverai confiance en moi.
Se fixer des objectifs atteignables, ce n'est pas le genre de la maison, mais je veux bien essayer pour une fois.
A l'échelle d'un an, utiliser technique alexander, cadre familial, et kiné pour parvenir à me remettre au yoga. C'est ça mon objectif de l'année. Peut être est-ce que je n'en ressens pas encore les bienfaits, mais que cette approche d'un objectif unique atteignable va peu à peu rebooster ma confiance en moi.
Bon, une petite recherche internet m'a permis de tomber sur le blog d'une jeune femme "qui a de vrai problèmes". # lecons de vie http://www.maviemonhandicapmesemmerdes.com/2016/07/c-etait-comment-avant-quand-tu-marchais.html
http://www.deendeconfiance.com/handicap-et-estime-de-soi/
Je crois que ma confiance en moi a été altérée cette année plus que les précédentes. Le fait de ne plus pouvoir tourner la tête sans douleur aigue qui m'oblige à l'alitement est un handicap lourd socialement. Je ne peux interagir socialement qu'avec des gens patients et compréhensifs, qui accceptent que je ne tourne ou ne lève pas la tête.
Je ne peux pas vivre comme ça. Je dois soigner ma colonne vertébrale. Toujours la même rengaine: objectif réflexe trop élevé > échec > crise de confiance en soi. Je vais arriver à reprendre le yoga cette annéee. Voilà un bien bel objectif :)
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